
Exposition de peinture
à l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen.
Festival Courant d’Art 2025
Invité par le diocèse de Rouen à participer au Festival Courant d’Art, Ivan Martel s’installera à l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen pour une exposition de peinture du 08 mars au 10 avril 2025

À travers son travail sur le clair-obscur Ivan Martel cherche à entrer dans un corps-à-corps avec la lumière. Toujours sur fond noir, il utilise son couteau enduit de blanc pour venir ciseler l’obscurité et révéler sa vraie profondeur, taillant dans un bloc de ténèbres comme le ferait le sculpteur dans un bloc de marbre. À l’inverse du dessin classique qui consiste à assombrir en déposant du noir sur le papier blanc, l’artiste a pour intention d’aller chercher dans l’ombre et de révéler en pleine lumière le visage d’une humanité qui se questionne.
Or quel meilleur écrin que l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen pour accueillir ce spectacle sans cesse renouvelé de la victoire de la lumière sur les ténèbres ?

« Les Trois Croix » :
Au détour des routes normandes et bretonnes, chacun sait qu’il n’est pas rare de rencontrer un calvaire. Il en existe de plusieurs types : simples croix, croix avec ou sans le Christ, des croix de granit, de bois, minimalistes ou monumentales.
Plus exceptionnellement, il est possible de se retrouver nez à nez avec la scène complète : les trois croix, et nous.
On est alors convoqué aux pieds d’une scène qui pourrait résumer à elle seule l’humanité tout entière.


Au centre, le Christ qui rachète par sa mort sur la croix les péchés du monde, à ses côtés deux brigands : le premier, le bon larron, accepte d’être sauvé et se tourne vers la lumière, le second, lui, refuse et reste dans les ténèbres.
À leurs pieds, nous autres : ceux qui pleurent, ceux qui prient, ceux ne comprennent pas, ceux qui espèrent, ceux qui doutent, ceux qui se moquent, ceux qui insultent, les indifférents, les curieux, les dévastés, les forts, les faibles, les retors, les violents et les doux. Tous spectateurs et acteurs malgré nous de cette tension millénaire entre la lumière et les ténèbres..

Nous recréons ici sous la nef de l’abbatiale une croisée des chemins, avec les Trois Croix comme triptyque central, à échelle 1 :1, suspendus comme des oriflammes au centre, puis sur les bas-côtés le reste de l’humanité se déploie à la manière d’un retable, venant envelopper la foule, qui au pied du calvaire vient parachever la scène.
